mardi 4 mai 2010

ÉLECTIONS BRITANNIQUES - Rôle des réseaux sociaux.

ÉLECTIONS BRITANNIQUES - Rôle des réseaux sociaux.


FACEBOOK S’EST INVITÉ DANS LE DÉBAT POLITIQUE TANDIS QUE LES DÉBATS TÉLÉVISÉS ONT AFFAIBLI LE LEADER DU PARTI TRAVAILLISTE. LES DISCUSSIONS SUR LES RÉSEAUX NE DÉPARTAGENT PAS LES LEADERS DES PARTIS CONSERVATEUR ET LIBÉRAL-DÉMOCRATE SELON LA DERNIÈRE ÉTUDE D’ECHO RESEARCH.


Paris, le 4 mai 2010 - Alors que les sondages ne donnent aucun leader politique vainqueur, la dernière étude d’Echo Research révèle que le leader du parti Travailliste a perdu le cœur de l’électorat britannique. Selon cette étude, si les indécis se déplacent aux urnes le 6 mai prochain, les Travaillistes pourraient bien perdre les élections face au leader du parti Conservateur ou le libéral-démocrate qui bataillent sur les réseaux sociaux.

Echo Research, leader international dans les études d’image et de la réputation, scrute les tendances à chaque élection britannique depuis 1993. Cette année, le cabinet d’études a innové en combinant les intentions de vote, l’analyse des opinions sur les sujets de campagne et celle des contenus des médias. «Les débats télévisés et les réseaux sociaux ont suscité passion et intérêt dans la campagne électorale au Royaume-Uni» selon Sandra Macleod, PDG de Groupe Echo Research. «Nous observons un engouement semblable à celui qui a suivi les premiers débats télévisés opposant Kennedy et Nixon en 1960, où la force du petit écran a pris toute son ampleur. À cela s’ajoute l'effet Obama qui a mis en exergue le rôle et l’intérêt des médias sociaux» ajoute-t-elle.

«La proximité et le côté dramatique des débats télévisés se combinent aux discussions des électeurs sur les réseaux sociaux. Cette tendance pourrait susciter l’intérêt des jeunes et les encourager à voter, ce qui pourrait être un facteur décisif dans cette élection» indique Sylvie Testard-Ramirez, directrice générale d’Echo Research en France.

LES ÉLECTEURS FONT CONFIANCE À LA TÉLÉVISION, PREMIÈRE SOURCE D’INFORMATIONS

Si avant le débat télévisé du 29 avril, les conclusions d’Echo étaient semblables à celles d’autres instituts de sondages plaçant les Conservateurs et les Libéraux-démocrates ex-æquo avec 20 % d’intentions de vote, contre 19 % pour les Travaillistes et 25 % d’indécis, les donnes ont évolué après le débat.

En effet, alors que les répondants indiquent que la télévision est, selon eux, la source d’informations la plus fiable, notamment dans les Midlands et en Écosse, une tendance plus marquée parmi les partisans du parti travailliste, Gordon Brown est apparu peu performant et affaibli après le débat.

Même les électeurs pro-travaillistes ont exprimé un jugement sévère sur le leader du parti. Le rôle des débats télévisés est pour 37 % des répondants plus important dans cette élection que par le passé, sentiment particulièrement remarqué chez les 18-24 ans.

INTERNET ET FACEBOOK : DEUX FORCES CROISSANTES

Au regard des intentions de vote et de l'influence potentielle de 1,4 million de retombées médiatiques combinées à l’analyse de 61 000 commentaires sur les réseaux sociaux, l'étude d’Echo montre que, pour la première fois dans une campagne électorale britannique, Internet joue également un rôle déterminant. Près de 50 % des répondants utilisent Internet comme source d’informations, une tendance particulièrement importante chez la gent masculine.

Les réseaux sociaux comme Facebook figurent en tête des ‘lieux’ de prédilection où sont exprimées les opinions et préoccupations des électeurs sur l’économie ou encore la santé. Des sujets bien plus développés que dans les médias traditionnels qui ont eu tendance à se concentrer davantage sur les dépenses des députés et les personnalités des hommes politiques.

Selon cette étude, les traditionnelles discussions dans les pubs restent plus influentes (32 %) que les réseaux sociaux (19 %).
Néanmoins, l’importance de ces réseaux a été significative, notamment parmi les électeurs favorables au parti libéral-démocrate qui plébiscitent le plus Facebook.

En outre, 42 % des 18-24 ans le placent en tête des sources d’informations sur les élections. Les opinions des Conservateurs ont dominé les réseaux sociaux (58 %) et ont largement reflété les intentions de vote de l'électorat.

ECONOMIE, SANTÉ ET ÉDUCATION : LES TROIS SUJETS MAJEURS DANS LES DÉBATS

Crise oblige, les sujets liés à l'économie dominent à la fois dans les médias traditionnels et dans les discussions sur les réseaux sociaux ; la santé et l'éducation suivent en deuxième et troisième places.

Les femmes (20 %) se montrent plus attentives aux questions relatives à la santé que les hommes (13 %). Les plus de 65 ans sont, pour leur part, plus concernés par l’immigration, sujet qui se place à la troisième place après l'économie et la santé.

Seuls 9 % des répondants ont évoqué les taxes et les impôts (bien que cette question figure parmi les préoccupations majeures des 18-24 ans). Les retraites, la sécurité nationale, l'Afghanistan (un sujet intéressant principalement les plus de 65 ans, essentiellement dans le Nord du pays) ou encore l'environnement se placent loin derrière les trois thèmes leaders.

Sans grande surprise, les électeurs travaillistes sont plus préoccupés par l'économie et l'éducation tandis que les Conservateurs se sont davantage intéressés à l'immigration et aux impôts.

LA FORCE DES INDÉCIS

Plus d'un quart des électeurs sont encore indécis. Nombre disent s’interroger sur l’intérêt de se déplacer aux urnes et se demandent si le fait de voter pour l’un ou l’autre des partis changera les choses.

«Bien que les Conservateurs fassent mieux que les autres partis sur les médias sociaux, ce sont les Libéraux-Démocrates qui semblent offrir le plus d’espoir et susciter le plus d’intérêt auprès des 18-24 ans et des électeurs de moins de 45 ans», précise Sandra Macleod d’Echo Research.

SUR LES TRACES DE BARACK OBAMA

Au regard des tendances observées, l’utilisation des médias sociaux par les Conservateurs et les Libéraux-Démocrates leur a permis de prendre des longueurs d’avance. «Certes, l’utilisation des réseaux sociaux n’a pas atteint l’ampleur, ni l’habileté dont a fait preuve le Président Barack Obama pour sécuriser sa victoire écrasante aux USA. Néanmoins, cela révèle toute l’importance des réseaux sociaux de nos jours» note Sandra Macleod.

«Il est clair que les réseaux sociaux doivent désormais faire partie intégrante de la communication politique. En 2007, nous avions déjà alerté sur cette tendance lors de la dernière élection présidentielle en France. Comme avec ce fut le cas avec l'introduction des débats télévisés, les médias sociaux sont désormais devenus une arme essentielle, voire redoutable, pour la classe politique. Ceux qui l'ignorent ou tardent à s'engager seront vite en voie de disparition comme les dinosaures» ajoute Sylvie Testard-Ramirez d’Echo Research en France.

Pour plus d’information s sur l’étude : www.echoresearch.com/news-and-events/events/election2010/


CONTACTS PRESSE :

Paris – Sylvie Testard-Ramirez, DG Echo Research France, + +33 6 98 26 74 39 ; sylviet@echoresearch.com
Londres – Sandra Macleod, PDG du Groupe : +44 (0) 20 7608 1113, sandram@echoresearch.com


MÉTHODOLOGIE

• Enquête téléphonique (CATI) auprès de 1 024 adultes britanniques interrogés du 16 au 18 avril
• Analyse de 1 333 594 articles en ligne du 1er octobre 2009 au 28 avril 2010
• Analyse de 60 996 commentaires de réseaux sociaux depuis le lancement de la campagne (accès en ligne avec la plateforme intégrée EchoSonar disponible sur demande)


ECHO RESEARCH

Echo Research est un cabinet international indépendant, spécialisé dans les études d’image et de la réputation. Avec des bureaux à Paris, Londres, New York et Singapour, ses équipes sont composées de 165 collaborateurs et analystes/enquêteurs opérationnels dans le monde entier. Les études proposées par Echo Research sont variées allant de l’analyse de contenu des médias aux enquêtes auprès de parties prenantes, incluant le desk research. Ses collaborateurs accompagnent des entreprises et organisations de toutes tailles et tous secteurs confondus.

L’excellence de ses études est reconnue à l’échelle internationale. Au total, Echo Research a reçu plus de 75 prix pour les études réalisées pour des clients comme Analog Devices, American Express, Barclays, BT, Groupama, GSK, le Ministère de la Santé britannique, JPMORGAN, Nintendo ou encore PricewaterhouseCoopers, WWF-UK, etc. Echo réalise des études indépendantes. Depuis 1993, le groupe a suivi le déroulement des campagnes de communication dans le cadre d’élections au Royaume-Uni et en France. Récemment, la société a lancé un nouveau service d’analyse automatisée combinant l’analyse des retombées presse en ligne et celle des commentaires détectés sur les réseaux sociaux.
WWW.ECHORESEARCH.COM

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