vendredi 7 mai 2010

Le Président d’Union du Congo répond aux questions de Robert KONGO

Gaspard-Hubert Lonsi Koko : « La déclaration des membres du RPC-France est un tissu de mensonges sur fond de diffamation, de dénigrement, d'intimidation et d'atteinte à la dignité. »

A l'issue d'une réunion tenue à Paris mardi dernier, le Conseil d'Administration d'Union du Congo (UDC) a décidé de déposer plainte au Tribunal de Grande Instance de Paris contre les membres du Rassemblement des Patriotes Congolais de France (RPC-France). Une information qui ne laisse pas indifférent. Rencontre avec Gaspard-Hubert Lonsi Koko, président d'Union du Congo.

1. Qu'est-ce qui justifie votre démarche auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris ?
Un communiqué de presse a été publié par quelques individus qui se réunissent depuis à peu près un mois à Paris et se sont auto-proclamés patriotes congolais de France. De ce fait, ils se sont cru permis de s'en prendre à des structures congolaises sérieuses ainsi qu'aux personnalités qui les animent. Pis encore, ils se sont arrogé le droit de déclarer l'inexistence d'Union du Congo, plate-forme d'association légalement reconnue par l'administration française, et ont décrété unilatéralement que tous les adhérents d'Union du Congo étaient de gré et de force membres leur Rassemblement des Patriotes Congolais de France qu'ils sont censés représenter.
Dès lors que, dans le contenu de leur communiqué de presse, il y a eu diffamation, dénigrement et intimidation à l'encontre des membres d'Union du Congo, il revenait à notre plate-forme de saisir les voies légales pour essayer de rétablir la vérité. Nous vivons dans un pays de droit, où l'on peut résoudre un différend autrement qu'en menaçant les gens.

2. Que vous reprochent les membres du Rassemblement des Patriotes Congolais que vous citez nommément dans le libellé de votre plainte au doyen des juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris ?
Pour ces gens-là, je cite exactement leurs propres propos, « Union du Congo est une simple structure qui a été montée dans le cadre de la préparation de la manifestation du 28 septembre 2008 et après cela, elle a cessé d'exister, dès lors c'est le RPC-France qui a été mis en place pour rassembler les Congolais et parler au nom de la diaspora Congolaise de France. »
Primo, la structure ayant organisé la manifestation du 28 septembre n'avait pas de nom. Donc, Union du Congo ne pouvait pas être créée avant ladite manifestation. Secundo, Union du Congo a été déclarée le 9 décembre 2008 à la préfecture de Paris par Ingange Itela (dit Pierrot) en sa qualité de Président. A cette occasion, il a fourni les statuts de l'association et la liste des personnes chargées de son administration ou de sa direction, en l'occurrence Gaspard-Hubert Lonsi Koko en qualité de Secrétaire Général et Toussaint Bondonga Bahame en tant que Trésorier. Tertio, Pierrot Itela ayant démissionné de la présidence d'Union du Congo pour des raisons personnelles, j'ai été élu Président. De ce fait, conformément à l'article 3 du décret français du 16 août 1901 à la préfecture de Paris, j'ai déclaré le 12 janvier 2009 les modifications ayant été apportées dans la direction d'Union du Congo.
Comment une structure, en l'occurrence le RPC-France, qui n'existe que depuis à peu près un mois (je demande que l'on me prouve le contraire) a-t-il pu prendre automatiquement le relais de la structure qui avait été à l'origine de la marche du 28 septembre 2008 ? La conclusion est donc très simple. Leur déclaration est un tissu de mensonges sur fond de diffamation, de dénigrement, d'intimidation et d'atteinte à la dignité.

3. Quel intérêt poursuivent-ils, selon vous ?
En réalité, certains de nos compatriotes de France n'apprécient pas du tout le sérieux d'Union du Congo et sa capacité à agir efficacement dans le cadre de ses activités. Ils se disent que notre association s'est imposée là où leurs structures, pourtant plus anciennes que la nôtre, ont du mal à se faire reconnaître. Ces gens n'apprécient pas non plus le fait qu'Union du Congo soit l'interlocutrice directe des autorités françaises pour tout ce qui concerne les différentes problématiques relatives à la République Démocratique du Congo.

4. Ne pensez-vous pas que la participation d'Union du Congo aux futures échéances électorales de 2011en République Démocratique du Congo commence à déranger certains esprits qui ne souhaitent pas voir ce mouvement émerger sur le plan national ?
En effet, le fait que je suis un des potentiels candidats à la présidence de la République Démocratique du Congo m'ont valu des attaques personnelles qui ne valorisent pas leurs auteurs. Tout le monde sait que, dans le cadre de l'élection présidentielle, mes collaborateurs et moi-même avons publié un vrai programme politique pour la croissance économique, l'évolution sociale, l'innovation politique et la paix en République Démocratique du Congo. Si mes détracteurs avaient été à la hauteur, ils auraient dû s'opposer à moi en démontant les propositions que nous avons faites à nos compatriotes. Au lieu d'agir de manière responsable, ils ont préféré porter atteinte à ma dignité. Dois-je pour cela agir de la même façon en les insultant et en menaçant de les passer à tabac ? Quand on veut discuter avec un fou, on a intérêt à s'habiller. Soyons donc philosophes. Après tout, on ne jette la pierre que sur un arbre fructueux.

5. Depuis toujours, les membres des associations et organisations politiques des Congolais à l'étranger qui militeraient pour le changement et le développement au Congo ont du mal à accorder leurs arcs. Pourtant, le but poursuivi est le même. Comment expliquez-vous ce comportement ?
Les attaques contre Union du Congo et ses membres illustrent parfaitement vos inquiétudes. Chacun veut être chef dans sa propre guitoune. Pour cela, on préfère casser les autres structures existantes au lieu de jouer une concurrence intelligente dans l'esprit d'émulation. Si les autres nationalités ont compris que l'union fait la personne, malheureusement certains Congolais préfèrent que personne ne sorte du lot et que tout le monde croupisse dans la médiocrité.

6. L'intérêt particulier ne prime-t-il pas sur l'intérêt général pour tout ces gens qui se disent patriotes ?
Si, aujourd'hui, la République Démocratique du Congo ne parvient pas à émerger, c'est parce que, parmi d'autres tares, les gens n'ont pas forcément la notion de l'intérêt publique. Triste constat, ce défaut n'est pas le seul trait distinctif de ceux qui sont au pouvoir au Congo. On ne peut pas tout se permettre au prétexte que l'on est patriote. Sans jeter l'opprobre à toutes les structures des résistants patriotes, nous devons faire le ménage en séparant le bon grain de l'ivraie.

7. Etes-vous décidé à aller au bout de votre démarche ?
Tel l'aigle, j'ai toujours fait en sorte de voler plus haut pour que la bave de ceux qui veulent cracher sur moi retombe sur leurs propres visages. De toute évidence, on ne peut rien contre la volonté d'un individu.

Propos recueillis par Robert Kongo, journaliste, correspondant en France du journal le Potentiel et présentateur à la radio Vexin Val de Seine.

© Afrique Rédaction

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Communiqué envoyé le 07.05.2010 10:00:11 via le site Categorynet.com dans la rubrique Politique Internationale

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